Mathieu & Cédric Birchler sont associés dans l’entreprise Birchler & Fils Recyclage Sàrl. Les deux frères ont repris l’affaire familiale il y a une année, ils ont créé une Sàrl en 2010 avec leur papa, Patrick. Auparavant, il y avait deux entreprises différentes, à ce jour, elles sont regroupées. Cédric a obtenu son certificat fédéral de capacité de constructeur d’appareils industriels et Mathieu a brillamment réussi son apprentissage de carrossier peintre. Il refait actuellement un apprentissage de recycleur. Etant donné qu’il avait déjà un cfc, il a eu l’opportunité d’effectuer son apprentissage sur deux ans uniquement, au lieu de trois ans en temps normal. Il terminera sa formation de recycleur en 2018. Le dépôt, la place de stockage pour les bennes et les bureaux se situent à Collombey-le-Grand, en Z.I. Reutet 25.

Birchler & Fils gère complètement les travaux de démolition ainsi que tout ce qui concerne le recyclage. Ils mettent en place des bennes chez les clients ; par exemple, s’ils souhaitent tondre leur pelouse, l’entreprise dépose une benne devant chez eux afin qu’ils puissent mettre l’herbe à l’intérieur ou lors d’un déménagement lorsque les gens veulent se débarrasser d’anciens meubles. Des bennes sont également déposées dans les déchetteries pour tout ce qui concerne la ferraille. Ils font le recyclage de a à z, sauf pour l’amiante. A leur dépôt, ils traitent principalement de la ferraille. S’il y a d’autres matériaux à trier tels que le bois, le plastique ou encore le papier, ils ont une place prévue à cet effet.

L’entreprise a débuté avec leur grand-père en 1930, ensuite il a tenu l’entreprise avec ses 3 fils, dont l’un d’eux : Patrick, le père de Mathieu et Cédric. Leur père a suivi cette branche durant de nombreuses années mais il a, à ce jour laissé le flambeau à ses deux fils. Peut-être que les enfants de Mathieu et Cédric reprendront l’entreprises dans quelques années. Comme c’est une entreprise familiale, ils ont toujours travaillé tous ensemble, leur grand-père était encore au dépôt à 80 ans. Cédric petit, occupait ses journées de congé en passant du temps dans le camion avec son papa. Pendant que ses copains d’école s’amusaient entre eux, Cédric privilégiait les mercredi après-midi au travail.

Birchler et fils possède 3 camions, 2 quatre essieux, un petit Iveco deux essieux, une camionnette, 3 remorques, une pelle de manutention pour le chargement des camions et le triage. Ils l’utilisent pour des chantiers de démolition (pour autant que ce soit accessible) et fixent des appareils au bout de cette machine, comme des gros ciseaux. Ainsi, ils peuvent découper des charpentes métalliques. Auparavant, ils le faisaient à la main avec le chalumeau. Leur principal investissement est la presse cisaille. Toute la ferraille est insérée dans cette machine et c’est avec celle-ci qu’ils cisaillent pour en faire des blocs. La ferraille est réévaluée pour ensuite la revendre en fonderie.

Cédric et Mathieu gèrent tout à eux deux, autant ils sont en salopettes, ensuite ils sont chauffeurs, ils vont voir des clients et le soir ils s’occupent de la facturation ainsi que de l’administratif.

L’entreprise compte 2 personnes sur le site, un chauffeur et les deux frères, ils sont donc 5 au total.

Leur clientèle est située principalement dans le Chablais, mais ils ont également des mandats depuis Genève en passant par Berne, jusqu’aux Grisons puis dans le Haut-Valais. Ils n’ont qu’un petit pourcentage de leur clientèle en Suisse Allemande. Birchler et Fils travaille autant avec la clientèle privée que professionnelle.

A l’avenir, ils vont acquérir des nouveaux locaux, en face de ceux qu’ils ont actuellement. Une grande place de stockage pour la ferraille sera disponible. A l’intérieur du hangar, ils vont probablement s’équiper pour se diversifier dans le papier carton ou dans un broyeur industriel. Ils n’ont pas encore pris leur décision finale pour le moment.

Pour conclure, ils ont la chance d’avoir un grand-père et un père qui leur ont appris à travailler de leurs mains ainsi que de connaître les valeurs familiales pour pouvoir gérer l’entreprise. Ils ont beaucoup de chance d’avoir pu reprendre l’entreprise, parce que tous les pères ne laissent pas une grande entreprise à leurs enfants, souvent ils vendent. Ils apprécient évidement d’avoir une bonne relation avec leur clientèle.